11 Novembre 2009
91ème anniversaire de l'Armistice de 1918
11 Novembre 2009,
Discours de Monsieur Bouchez, Maire de Mours
Moursiennes et
Moursiens,
Messieurs les représentants des
Associations d’Anciens Combattants,
Mesdames et Messieurs les
Elus,
Depuis quatre-vingt onze ans,
nous célébrons l’armistice du 11 novembre 1918 et perpétuons
le souvenir du sacrifice de nos aïeux.
Aujourd’hui où les vétérans
des combats ne sont plus que trois (1 britannique, 1 canadien et 1
américain), où ceux qui ont connu ces temps sont centenaires, nous
pourrions résumer cette grande guerre en quelques dates et quelques
chiffres :
Le 28 juin 1914
l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à
Sarajevo,
Le 31 juillet 1914
l’assassinat de Jaurès et du dernier défenseur de la
Paix,
Le 3 août 1914 l’Allemagne
envahit la Belgique
Le 8 août la France et
l’Angleterre déclare la guerre de à
l’Allemagne
Du 6 au 9 septembre 1914 la
bataille de la Marne
Du 21 février au 19 décembre 1916
la bataille de Verdun
Le 11 novembre 1918 à 11 heures
la signature de l’armistice.
La Grande Guerre c’est
aussi la 1ère guerre mondiale, totale :
16 pays dont 6 empires
s’affrontent.
73.800.000 mobilisés,
9.400.000 morts ou
disparus,
21.220.000 blessés, 7.810.000
prisonniers.
Le 11 novembre 1918 la France
pleurera 1.376.000 morts ou disparus et comptera 4.266.000
blessés.
Et pourtant le XXe siècle
commençait dans l’euphorie des grandes inventions modernes
:
L’automobile,
L’électricité,
L’avion,
La science atomique.
Autant d’inventions qui
seront les armes de destructions massives des 2 guerres
mondiales.
Nos aïeux ont donné une partie de
leur corps ou leur vie, pour sauver notre liberté et rétablir la
paix. Malheureusement, si leurs efforts et leurs souffrances furent
immenses pour arracher la victoire, le tigre Clémenceau et les
maréchaux et ne surent pas gagner la Paix.
Le Traité de Versailles de 1919
fut selon le mot de Keynes «la paix carthaginoise». Bainville,
journaliste, ajoutera «Il y a tout ce qu’il faut pour
surexciter les passions allemandes». La création de la Société des
Nations et du Bureau International du Travail ne suffiront pas à
protéger le monde.
20 ans plus tard, l’effort
des Poilus, des Gueules cassées sera vain. L’horreur changera
d’échelle dans l’hécatombe des génocides.
En ces jours où nous célébrons le
20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, symbole de la guerre
froide, de la réunification d’un peuple meurtri par la guerre
et la dictature, d’autres murs, d’autres guerres
séparent les hommes et les femmes.
Souvenons-nous que si 1 milliard
d’êtres humains souffrent de la pauvreté et de la faim, les
mêmes ou d’autres souffrent de la contrainte, de la
dictature, de la privation des libertés.
Aujourd’hui d’autres
français, d’autres hommes meurent en Afghanistan, en Irak,
d’actes de terrorisme, du fanatisme.
Lorsque je vois les images de ces
conflits, les volontés de réhabilitation de certain dictateur tel
Staline, je comprends et rends hommage au sacrifice des combattants
de 1914-1918.
Mais nous devons conserver à
l’esprit que rien n’est jamais acquis dans le genre
humain : la Paix, la Liberté. Nous devons défendre la Démocratie,
l’Europe et surtout respecter l’autre si nous voulons
éviter d’autres guerres de tranchées.
Je terminerai mon propos par
cette citation de Claude Levi-Strauss : «Je n’aime pas
le mot 'devoir' pour commencer. Je n’aime pas les thèmes qui
ont une connotation morale. Mais il n’y a que par le passé
qu’on peut comprendre le présent.»
Joel Bouchez, Maire
Voir le
discours de M. Falco secrétaire d'Etat
|