Moursiennes, Moursiens,
En ce début de novembre, dans la morosité
ambiante, Mours continue son petit chemin de commune rurale grâce à
une gestion saine. Nous adaptons notre train de vie communal à nos
ressources.
Cela
n’évite pas pour autant quelques problèmes qui deviennent
parfois disproportionnés. C’est le cas pour le Pont de
l’Ascension 2012. L’Ascension, comme
chacun le sait, est un jeudi. Il est ainsi possible de
disposer d’un week-end de 4 jours en chômant le
vendredi. Cela n’existe pas pour les
enseignants qui ont un rythme de 140 jours de classe par
an.
Pour la
troisième année, les enseignants de Mours m’ont demandé, par
la voix de Madame la Directrice, la possibilité de faire le pont.
Si j’avais accepté en 2010 à titre expérimental, j’ai
refusé en 2011 et pour 2012.
Il faut
connaître les 2 principes qui régissent cette
possibilité :
1)
Les horaires scolaires
sont fixés, de par la loi, par le Maire
2)
La semaine scolaire ne
peut excéder quatre jours. Si le vendredi de l’Ascension est
chômé, la journée doit être récupérée lors d’une semaine de 3
jours d’école. L’une des dates possibles était le 02
novembre.
Tout cela
n’est pas simple et oblige à revoir les services
périscolaires : la cantine, le ménage, la surveillance, la
garderie et à prévoir l’ouverture du Centre Aéré le vendredi
chômé, pour une journée et pour le seul intérêt des
enseignants.
En 2010, le
Centre Aéré a été déficitaire lors de l’ouverture
exceptionnelle du vendredi de l’Ascension. La Municipalité a
dû apporter son soutien financier en comblant le déficit. Il
n’est pas question de pérenniser cela. Le rythme scolaire est
fixé par le Ministère de l’Education Nationale. Si ce pont a
un intérêt, que cette administration modifie son règlement.
Si la
décision appartient au Maire, la réflexion qui a précédé est
collégiale. En effet la Commission scolaire et la Présidence du
Centre Aéré ont été consultées. Le refus a été unanime.
Madame la
Directrice du groupe scolaire, n’ayant pas accepté la
décision, a convoqué le Conseil d’Ecole afin
d’obtenir une unanimité contre la position municipale. La
Municipalité, membre de droit dudit conseil, a été invitée, in
extremis, 3 heures avant ce conseil. Bel exemple de
concertation !
Bien entendu,
la représentante de la municipalité a maintenu l’avis donné,
empêchant l’unanimité. Je n’hésite pas à dire
qu’une pression a été exercée envers les délégués de parents
d’élèves en présentant le sujet d’une manière partiale.
Il a été dit que j’avais répondu trop tardivement. Alors que
Madame la Directrice dispose de mon numéro de téléphone personnel,
de mon courriel en Mairie, qu’il lui est possible de
m’écrire en Mairie ou d’appeler le Secrétariat, son
message est arrivé à mon courriel personnel que je ne consulte pas
à chaque instant. De plus un message en octobre pour une décision
qui s’appliquera en 2012, il n’y a tout de même pas
urgence. Sauf s’il faut décider très rapidement avant les
congés de la Toussaint pour le jour de remplacement le 02 novembre.
Ce qui n’était pas dit dans la question.
La
décision est ainsi. Le vendredi de l’Ascension, l’école
aura lieu à Mours.
Deux troubles
à l’ordre public ont nécessité beaucoup de temps, de
concertation et d’arrêtés pour rétablir le
calme.
En premier
lieu, il s’agissait de stopper l’organisation
illégale de mariages dans un local non habilité et sans
autorisation de la commission de sécurité. Cela a été
long. J’ai pris plusieurs arrêtés d’interdiction qui
ont été contestés en référé auprès du tribunal administratif. Les
forces de police nous ont apporté leur soutien sans faille. Enfin,
force est restée à la Municipalité. Ces manifestations sont
arrêtées, je l’espère définitivement. Il reste un dernier
recours auprès du tribunal administratif.
Les archéologues de l’INRAP se sont installés dans la
zone AU du futur lotissement. Deux bungalows et un groupe
électrogène ont été installés. Le groupe électrogène était bruyant
et les horaires de travaux précisés dans l’arrêté sur le
bruit n’étaient pas respectés. Cela était dû
principalement à l’hébergement non autorisé sur les lieux de
deux conducteurs d’engins et à un problème dans la mise en
place d’un branchement électrique de
chantier.
Après une
réunion entre tous les intervenants, une solution a été trouvée
pour fournir l’électricité et arrêter le recours à un groupe
électrogène.
Après ces péripéties,
j’espère que notre village gardera son calme
et
je vous donne rendez-vous
en décembre.
Bien amicalement, votre
Maire,
Joël Bouchez